COMMENTAIRE SUR L'ARTICLE DE JULIO ABRASIF : WINDOWS HUMAN
Réponse faite à Julio Abrasif pour son excellent texte « WINDOWS HUMAN »
Je conseille de lire l'article sur ce lien avant de lire mon texte.
http://www.facebook.com/notes/julio-abrasif/-windows-human-/405678022815753
Bonjour Julio,
D'abord merci pour ta proposition d'être dans ta liste d'amis. J'y réponds avec grand plaisir.
Ensuite, pour ton texte, je te dis : excellente analyse ! Tout à fait comme je les aime. C'est le genre de discours qui nous permet de scruter, déconstruire, et remettre en question le monde avec un tout autre regard, que celui avec lequel nous avons été formaté. C'est une véritable critique personnelle du système.
Je pense que cela manque terriblement à nos contemporains -même ceux qui disent ''être contre''-, car on peut voir dans leur comportement, tous les signes de la « victime du slogan tout fait et prêt à l'usage ».
Hier en parcourant Facebook, je me faisais cette réflexion au sujet de toutes les personnes qui sont attirées et disent aimer ces proverbes qui circulent sur les pages du Net, et où je pouvais y lire que : « 191 personnes aiment » . Chacun est libre d'aimer -et encore... faut voir, entre liberté et conditionnement-, ce qu'il veut, mais on peut remarquer que très peu proposent des slogans qui leur appartiennent, qui leur soient propres.
Et d'une façon subtile cela rejoint le comportement que tu dénonces dans ton texte. Car, que l'attitude de « suiveur », soit pour une « bonne » ou « mauvaise » cause, on reste toujours un suiveur de quelque chose qui ne nous appartient pas, et que la plupart du temps, nous n'avons presque jamais cherché à analyser. La démarche du « prêt à l'emploi » est très nette lorsque l'on compare le nombre d'avis sur des textes profonds comme le tien, et les avis à propos de ces proverbes.
Je sais que mon discours peut prêter à polémique, bien entendu j'en suis conscient. Mais bon... à toujours être consensuel on risque d'en devenir lâche au nom du politiquement correct.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Politiquement_correct
Cela me rappelle cette maxime qui circulait fin mai et qui disait : « Sois toujours la première version de toi-même et non la deuxième version de quelqu'un d'autre » et où j'expliquais l'amusante et adroite contradiction dans les faits: reprendre un slogan qui nous demande d'être nous-même, alors qu'en le reprenant, nous ne faisions que le contraire de ce qu'il nous demande d'être. Je trouve qu'il y a même beaucoup d'humour dans tout ça. Et l'on peut également y voir un jeu sur la logique et l'illogisme, un petit côté casse-tête philosophique.
Et j'aimerai aussi dire un mot sur le commentaire de Holly Harvey à propos de la compréhension de ton texte, lorsqu'il dit : « Pas à la portée de tous [... ]», mais est-ce vrai ? Je fais une différence fondamentale entre celui qui ne sait pas lire et celui qui sait lire. Et si ce texte peut paraître pointu pour certains, alors je leur conseille de bien prendre le temps – et j'insiste sur la formule : prendre le temps et non de le zapper : le temps, comme l'article-, de le lire et de le relire, d'aller comme ils savent le faire pour tant d'autres choses : chercher des informations sur le thème développé, jusqu'à sa compréhension totale, et qu'il devienne à la fin du travail une part entière de leur esprit d'analyse. Et là, ils n'auront plus besoin de se précipiter sur un slogan qui ne leur appartient pas, car ils auront leurs propres maximes sur la vie, et ce sera à leur tour de créer de belles phrases empreintes de vérités profondes. Ils découvriront une des plus belles choses que l'enseignement ne donne pas -et pour cause-, ils deviendront autodidactes de leur vie. En deux mots... plus libres.
Pour ce qui est de la réfexion que j'entends souvent, et énoncé ici par Gigi Carmen Debes : « Comment se libérer de tous ces jougs perfides ... pas facile !! . » Une fois de plus cela est vrai et faux à la fois, tout dépend si l'on veut réellement sortir de l'ornière -plutôt du labyrinthe- dont tu expliques la manipulation sur nos comportements. Car il existe nombre d'individu qui nous en donne la solution : tous les maîtres de yoga, du bouddhisme zen et autres Jiddu Krishnamurti avec ses deux ouvrages clef « Se libérer du connu » et « La première et dernière liberté ».
Freud, le symbole du pessimisme qui prétendait guérir la terre entière des névroses.
D'autre part on trouve chez maints auteurs de cette philosophie de la liberté intérieure, une extraordinaire positivité que je n'ai retrouvé nulle part chez nos penseurs occidentaux, tous empreints d'un pessimisme abyssal, voire même -et il faut le dire-, complètement névrotique. Que l'on se tourne vers la philosophie, la psychanalyse ou toute autre technique comme la sophrologie, où l'on est toujours prisonnier d'un certain intellectualisme qui bride la spontanéinté. Pour les amoureux des proverbes en voici un beau et qui illustre mon propos : « Vous, vous avez besoin de comprendre pour faire. Nous, nous avons besoin de faire pour comprendre disait un moine taoïste.
Le Maître Teisen Deshimaru (1914-1982), http://www.zen-deshimaru.com/FR/sangha/deshimaru/deshimaru-index.htm, l'implanteur du zen japonais en Europe, a dit une chose dans son ouvrage « Zen et cerveau », qui a bouleversé ma pensée . Je cite: « Le problème, de tout temps avec les philosophes occidentaux, c'est qu'ils ont toujours pensé avec leur tête mais jamais avec leur corps ». Méditez sur cette phrase... elle est pour n'importe lequel d'entre nous -occidental, cartésien, cérébral, et le corps passant au second plan-, proprement révolutionnaire.
Le texte écrit par Julio met l'accent sur la dépendance d'un système de pensée. Donc la chose la plus simple à faire -comme le héros de « Midnight express », -et sa belle allégorie sur la liberté de penser différemment-, c'est de tourner à contre sens. C'est de faire le contraire de ce que l'on nous a appris. Il n'existe aucune autre solution : c'est la seule et unique pour retrouver notre véritable indépendance. Ne m'en veut pas Gigi, mais dire que cela n'est pas facile, laisse subtilement sous entendre -dans ce contexte- que c'est même carrément impossible. Hors, propager ce genre de réflexion:1° donne raison au système et 2° conforte tous ceux qui hésitent à faire le pas vers la transformation, et à rester là où ils en sont, c'est à dire accepter l'inéluctable... « c'est la vie et je n'y peut rien ».
Une autre sournoise manipulation du système nous fait penser et dire, que celui qui prétend vouloir changer les choses est un prétentieux, un utopiste ou carrément un allumé -par contre on sait nous dire, que si chacun pratique le tri sélectif, on aide à transformer la vie de la planète. Faudrait savoir!-. Et que, ce qui est installé, l'est ad vitam aeternam. Cette pensée -que dis-je-, ce véritable égrégore, annihile jusqu'à notre propre désir de transformation personnelle. C'est dire comme la chose est perverse.
Depuis le temps que je me penche sur le sujet – qui est pour moi une véritable passion-, j'affirme que l'Être Humain est son propre maître et qu'il a le pouvoir par son effort personnel et par son intelligence de se libérer de toute servitude. Qu'il peut accèder à une liberté de penser nécessaire à son épanouissement ainsi qu'à la découverte et à la compréhension de sa propre vérité. Car qui d'autre pourrait lui apporter cette vérité qu'il possède intrinsèquement.
Pour ce faire, il faut se débarrasser du doute de nous-même, de notre sentiment d'infériorité qui nous a été inculqué, et passer par le corps et la méditation. Ceux qui vous disent qu'il existe une autre méthode -qui fait référence à autre chose qu'a vous-même-, vous mentent. La Solution est en nous au sens physiologique, psychologique et spirituel. Aung San Suu Kyi dit même : politique. Ce qui est d'une évidence éclatante. Nous sommes La Solution !
J'en arrête là, et en profite pour introduire un texte qui vient corroborer les propos de Julio sur la dichotomie qui est installée dans l'esprit de nos enseignements, et qui formatent nos esprits jusqu'à faire une différence absurde entre la santé de notre planète et la nôtre.
Le soin corps esprit : Le premier acte écologique : http://0z.fr/uycaP
Amicalement,
Le Relayeur Français
